Test de God of War (PS4)

Après avoir pu jouer aux premières heures de jeu lors d’une preview plus d’un mois avant la sortie et après avoir reçu le magnifique Press kit du jeu, j’avais hâte de découvrir plus de l’aventure du nouveau God of War et je n’ai pas été déçu tant l’aperçu était prometteur et que le jeu final a encore dépassé mes attentes ! 

God Of War est une série populaire qui avait jusque-là toujours les mêmes mécaniques de gameplay et le même style visuel. Avec des caméras fixes ou sur rail, ce qui permettait de proposer un jeu magnifique pour son époque, qu’importe la console (PS2, PSP, PS3). C’était un beat-em-all où l’on voyait toute l’action sur le même plan, avec Kratos qui défonçait des ennemis de plus en plus nombreux et gigantesques.

Guerre du Nord

Ce God Of War, sous ses airs de reboot, est en fait une suite qui ne dit pas son numéro (le 4). Fini la mythologie grecque, de toute façon Kratos a botté tous les culs disponibles. Le studio Santa Monica a eu l’excellente idée de suivre Kratos des années plus tard, dans les pays nordiques et de le voir élever son fils seul suite à la mort de sa femme. Loin d’être juste un changement de décors avec un ajout de neige, le jeu se place au cœur de la mythologie nordique. J’avoue ne pas être super calé sur cette mythologie, en dehors de Thor, Odin et de quelques éléments des films Thor de Marvel. Le jeu s’inspire énormément des personnages, lieux et objets de la mythologie nordique. Du coup j’ai passé pas mal de temps sur Wikipedia pour en apprendre plus sur les personnages et lieux.

Mythes en scène

Le gros changement de ce jeu, c’est la vue et la façon de raconter l’histoire. La caméra se place derrière Kratos, pour une vue TPS plus moderne. Parfois elle s’éloigne un peu pour une cinématique mais il n’y a jamais de changement de plan, de perspective totalement différente. On dirait un seul plan séquence c’est assez dingue ! Santa Monica utilise cela de façon intelligente pour plonger le joueur dans l’aventure et lui raconter l’histoire de Kratos dans un style qui fait penser à The Last Of Us, avec des éléments de gameplay à la Resident Evil 4 en moins rigide et plus bestial.

Un des gros points forts de ce God Of War est la richesse et le détail des environnements du jeu, servi par une direction artistique hors du commun ! Le moindre mur ou sol est richement détaillé et donne un monde crédible. Le tout proposé avec des graphismes très réussis, avec des modélisations parfaites de persos et des textures fines même en 1080p sur PS4 normale (la Pro affiche de la 4K), autant dire que j’ai ramassé ma mâchoire toutes les 5 minutes !! À ce niveau d’orfèvrerie, ce n’est pas un simple jeu vidéo, c’est vraiment de l’art.

Le tout tourne plutôt bien à 30fps constantes (il y a un mode 60fps sur PS4 Pro), avec de très rares chutes de framerate malgré les trucs maboules que l’on fait. Une attention particulière a été portée sur la gestion de la vapeur, la brume, la fumée et tout autre élément volumétrique qui crédibilise encore plus l’univers God Of War. Le travail sur la lumière est aussi remarquable.

C’est d’autant plus incompréhensible qu’il n’y ait toujours pas de mode photo dans un jeu aussi beau ! Il est censé arriver un jour et peut potentiellement me bouffer encore plusieurs heures supplémentaires dans ce jeu ! J’ai pris tellement de captures d’écran (plus de 230) et pour ne spoiler personne je ne dévoilerais rien de trop avancé dans le jeu. Toutes les images ont été réalisées avec ma PS4 normale. D’ailleurs je n’avais pas remarqué en jeu mais il y a des bandes noires de tous les côtés, chose que l’on peut enlever et que du coup on voit sur toutes mes captures.

Vous l’aurez compris, ce jeu est un bijou technique mais il ne serait rien sans une aventure passionnante et un gameplay intéressant. Le changement de perspective me faisait peur pour les combats et je craignais que le jeu pâtisse de la vue TPS, dans un jeu comme God of War les combats sont importants !

Le nouveau système de combat (qui est en fait une évolution des épisodes précédents avec un changement de perspective) est réussi, il ajoute du réalisme au jeu tout en étant toujours hyper violent et jouissif. Déjà il faut gérer les ennemis tout autour de soi, ce qui rend le déplacement aussi important que l’esquive. Les ennemis n’attendent pas sagement leur tour comme dans les premiers Assassin’s Creed, ils attaquent même quand Kratos est en plein milieu d’un enchaînement. Heureusement des indicateurs visuels préviennent des attaques et même de la nature non-bloquable de certaines.

Le bouclier est plus important qu’avant, il permet de casser une attaque et ouvre la possibilité de combo, mais permet aussi d’ouvrir la garde d’un ennemi protégé. Kratos possède aussi 2 coups spéciaux qui déclenchent une attaque puissante avec un certain cooldown avant de recommencer. Bien sûr il possède toujours sa rage de spartiate, bien utile pour défoncer des ennemis tout en récupérant de la vie.

On a toujours besoin d’un plus petit que soi

Kratos étais jusque-là un mec solitaire, seul contre l’Olympe et le voilà obligé de se coltiner sa progéniture ! Mais son fils Atreus est loin d’être le PNJ boulet de certains jeux, déjà il ne se fait pas attraper souvent et il n’a pas de barre de vie. Du coup le joueur peut se concentrer sur Kratos. Atreus possède un arc et des flèches, très utiles pour attirer l’attention des bad guys au début et va se révéler par la suite très utile en combat.

Le relation entre Kratos et Atreus est atypique, un père très exigeant d’un côté et un fiston curieux et faible de l’autre. C’est sûr que Kratos ne va pas gagner l’award de père de l’année mais en même temps je ne pensais pas que Kratos pourrait s’occuper en un enfant un jour ^^ On parle du fantôme de Sparte ! Heureusement cette relation s’adoucit, Kratos arrivera enfin à dire des compliments et ça pour lui, ça veut dire beaucoup.

Certains boss sont démesurés, OK surtout un, mais du coup si je dois trouver un léger bémol je dirais que le bestiaire n’est pas assez varié, on retrouve surtout des variantes de 6 types d’ennemis. J’aurais aimé des boss plus gros et plus épiques comme avant.

Niveau sonore c’est très correcte, certains sons comme les voix sont puissants. La musique est souvent discrète mais souligne parfaitement d’autres moments. La VF est réussie même si j’ai eu du mal au début car j’étais habitué à la voix anglaise.

God Of War possède une durée de vie exemplaire pour un jeu de ce genre ! La trame principale avec l’histoire est passionnante et fait voyager dans des royaumes variés, avec toujours cette mise en scène de dingue. Il y a déjà beaucoup de choses à faire. Une fois l’histoire finie, on sent qu’on a seulement terminé 30% du jeu et qu’il reste tellement de quêtes annexes (je ne parle même pas des collectibles) et de défis réservés extrêmes qui nécessite d’uprader Kratos et Atreus au max, tels que les Valkyries !

Ce God Of War est une réussite à tous les niveaux ! Mise en scène, storytelling, gameplay et direction artistique de haut vol, avec des graphismes magnifiques. Le jeu vous accroche pendant de nombreuses heures et est généreux en contenu après la fin de l’histoire. Les changements de perspective et de système de combat sont les bienvenus. Un grand jeu à posséder impérativement. 

Note : 5/5

Les plus 

  • La direction artistique à s’en décrocher la mâchoire
  • Une mise en scène exemplaire avec storytelling soigné
  • Des graphismes magnifiques 
  • Les combats intéressants et réalistes
  • Durée de vie exemplaire. 

Les moins

  • Bestiaire assez semblable
  • Moins dantesque que certains épisodes
  • Pas de mode photo au lancement (il est arrivé 3 semaines après la sortie)

 

 

 

2 Comments

  1. 13 mai 2018
    Reply

    Wow tu es carrément te cultiver sur WIKIPEDIA bel effort
    Je dois avouer que j’ai prêté plus d’une fois une oreille attentive aux contes des Mimir lors des ballades en barques 🙂
    Sinon je te rejoins sur la variété et le manque d'”epicness” lorsqu’on le compare aux anciens GOW néanmoins je dois reconnaitre qu’au final le plaisir de jeu est tellement intense que je ne peux lui en tenir rigueur
    Je trouve la VF fort juste et elle m’apporte un plus d’empathie vis a vis de ce couple improbable KRATOS Atreus
    En tout cas je crois que c’est le jeu sur PS4 qui me provoque le plus de plaisir même Uncharted 4 n’avait pas été si loin dans le Player fun comme on disait à l”époque dans Player one 🙂
    Très belle review de ta part en tout cas sans aucun spoil bbravo 🙂

  2. Thierry
    25 mai 2018
    Reply

    Elo ! J’ai eu la chance de jouer à God of War également, et j’ai aussi adoré. Ce qui m’a le plus impressionné, c’est justement le graphisme qui est génial ! On est vite captivé par le jeu.

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