Test de Spider-Man: Miles Morales sur PS5

Nouvelle époque, nouvelles consoles, nouveaux jeux, c’est parti pour le test de Spider-Man: Miles Morales sur PS5 !

J’avais précommandé la PS5 dès l’ouverture des préco pour être sûr de l’avoir, je l’ai reçu le jour J et le seul jeu qui m’intéressait c’était cette “suite standalone Spider-Man 1.5 next-gen”. Soyons clair, le jeu est un jeu PS5, avec des techniques impossibles sur un PS4 et même PS4 Pro. Le jeu est sortie sur PS4 (sans Ray-Tracing donc) et PS5, il s’en sort d’ailleurs très bien sur PS4 et la grande majorité de mon test sera valable pour cette version, tout en parlant aussi des features next-gen comme le Ray-Tracing et les vibrations de la DualSense (manette PS5).

Dans le jeu précédent, Spider-Man PS4, dont je vous invite à lire mon test de l’époque, j’avais apprécié le gameplay et la liberté de mouvement, en balade dans New York ou lors des combats. La durée de vie était bien suffisante, 20h pour la quête principale en moyenne. Insomniac Games propose en 2020 une aventure qui prolonge cette expérience en continuant l’aventure de Miles Morales, ce jeune d’Harlem qui devient un autre Spider-Man comme nous avons pu voir dans le jeu original. 

Dans le Miles

Niveau durée de vie, la quête principale se boucle en 8h environ. Elle est intéressante à suivre quoiqu’un peu prévisible, avec des nouveaux méchants et enjeux, le personnage de Miles est attachant. Puis il y a les quêtes secondaires ainsi que les évènements aléatoires qui poppent comme les crimes en cours ou les missions de l’appli ASDQ (Araignée Sympa Du Quartier) qui sont bienvenues et changent un peu de la routine de super héros.

Miles Morales, c’est comparable à l’ajout Lost Legacy (test ici) avec Uncharted 4 que j’avais vraiment apprécié. Vous pouvez largement jouer à ce jeu sans avoir fait le précédent mais ça serait dommage. 

Un gameplay aux toiles

Niveau gameplay, ça fait plaisir de retrouver la panoplie de l’homme araignée, enrichie de 2 pouvoirs intéressants: la bio-électricité et le camouflage optique. Ces pouvoirs sont très cool et changent la façon de se battre tout en restant dans la continuité du premier volet. Un nouvel arbre de compétence à 3 branches permet d’améliorer son héros, même si certaines techniques sont réservées à un New Game +. Les vibrations de la DualSense permettent de simuler le lancement d’une toile, mais aussi des détails qui se passent à l’écran. C’est néanmoins bien moins bluffant qu’un Astro’s Playroom.

Graphiquement, le jeu est magnifique, avec un New York encore plus beau que sur PS4 ! Les textures 4K sont fines, le jeu n’a pas d’aliasing, la distance d’affichage est grande. Certes c’est la même ville mais en bien plus belle, en plus en hiver avec de la neige ou un soleil couchant c’est à tomber. Cela donne confiance en la suite des jeux PS5. La modélisation des visages, la texture de la peau et le rendu des yeux sont clairement d’un autre niveau sur PS5.

Trace ta route

Concernant la partie technique, moi qui suis passé d’une PS4 pas Pro à une PS5 (tout en jouant trèèèès régulièrement sur PC), je suis ravi de l’arrivée du Ray-Tracing sur console et des jeux à 60 FPS pour des gros jeux Solo dont Sony et ses studios First Party nous ont régalé sur la gen précédente. Hélas il faut faire le choix entre 2 modes de jeux, Fidélité à 30fps avec Ray-Tracing et Performance à 60fps mais sans Ray-Tracing ! C’est vraiment dommage de devoir choisir entre fluidité et visuels, mais il ne faut pas oublier que c’est un jeu cross gen et que les futurs titres de la PS5 sauront mieux tirer partie de la puissance du sdd magique de cette nouvelle console ! Je vais détailler les 2 modes et agrémenter de captures d’écran issues de ma PS5. (toutes les images de ce test viennent de ma console)

Cette photo prise dans le mode photo (avec Ray-Tracing donc) montre les reflets d’une simple porte en verre d’un magasin, on y voit Miles mais aussi la rue et les bâtiments alors qu’ils ne sont pas affichés à l’écran. Possible uniquement grâce au RT.

Le Ray-Tracing est une technique qui permet d’afficher des sources lumineuses et des reflets même s’ils ne sont pas présents dans l’angle de la caméra. Cela permet d’afficher de façon très réalistes les reflets des flaques d’eau, des vitres des magasins, des buildings. D’habitude pour faire ça, les dev doivent “tricher” en utilisant le Cube Mapping qui affiche des reflets précalculés pour une surface précise ou avoir des reflets miroir (Screen Space Reflections ou SSR). Dans Spider-Man: Miles Morales, j’ai noté quelques endroits où la différence entre la réalité avec Ray-Tracing et la Cube Map sont très différents et parfois très proches. Je vous invite à cliquer sur les images et de faire des avant-après avec les flèches :

Mode performance : Sans Ray-Tracing (mais des Screen Space Reflections sur les serveurs au fond) et rien venant des buildings
Mode Fidélité : Avec Ray-Tracing (regardez notamment les reflets des buildings sur le sol et à gauche de l’image les serveurs lumineux qui ne sont pas présents à l’écran et donc pas affichables sans RT)
Mode Performance : en se baladant vite fait, la cube map sur les buildings fait vraiment illusion
Mode Fidélité : mais en vrai le reflet de la cube map ne correspond pas du tout, ici avec le RT c’est hyper réaliste.
Autre exemple intéressant, ici le mode performance utilise des Screen Space Reflections qui sont assez proches du résultat en RT car la surface est assez simple et surtout complètement affichée à l’écran.. 
Le Ray-Tracing affiche ici le reflet entier du personnage mais aussi des éléments comme le mur peint derrière qui apparaît bien plus net.
Mode performance, les reflets s’arrêtent à la moitié de l’armoire et ne prennent pas en compte les étalages, encore des SSR.
Mode fidélité : le Ray-Tracing affiche même le dessous des étalages, ce qui n’est pas possible en SSR car une partie n’est pas visible sur l’écran.

Comme vous avez pu le voir avec ces 4 exemples, le Ray-Tracing rend les images bien plus réalistes. Evidemment je préfèrerais avoir du Ray-Tracing à 60fps mais pour moi la fluidité dans un jeu où on se balance de toile en toile au milieu des gratte-ciels, c’est primordial, ça se vit de façon ultra-fluide. J’ai essayé plusieurs fois de revenir à 30 fps et c’est assez horrible (même si on peut s’y habituer). J’aime la netteté de la 4K mais j’aurai malgré tout apprécié un mode 1080p 60fps avec RT. En plus quand on se balance à fond et qu’on se bat avec des ennemis, on ne fait pas vraiment la différence entre Ray-Tracing et la Cube Map. Mais pour les moments calmes et les cinématiques, c’est autre chose. Du coup je n’ai pas arrêté de faire des pauses avec le mode photo (qui au passage est très poussé !) pour comparer le Ray-Tracing et la Cube Map.  

Game changer

Une feature PS5 que je trouve géniale, c’est quand on appuie sur le bouton PS et que les trophées non terminés s’affichent mais surtout les missions secondaires. En un clic et 3 secondes, me voilà à l’autre bout de la map, devant la mission qui commence. C’est un vrai game changer et je trouve qu’on en a peu parlé. Cet aide à la navigation dans un jeu va devenir un standard, surtout pour des jeux open world ! De manière générale le jeu profite du SSD et de l’optimisation de la PS5 pour afficher un temps de chargement ultra-court au début et plus rien pendant tout le jeu.

Le casque est Ray-Tracé ^^

Les costumes du Spider-Man original était sympa mais je trouve que ceux de Miles sont très stylés, certains sont plus funs, moins classiques. J’adore particulièrement le casque façon Daft Punk avec les yeux qui sont des led. Certains costumes donnent le droit à leur propre éliminations, il y en a des très réussies !

Une des features principales de la PS5, c’est le 3D audio. Même si je suis toujours relativement sceptique, je trouve que la qualité audio du jeu est très bonne, on distingue parfaitement les personnes et bruits environnants avec une spatialisation du son très correcte.

Pour conclure, j’ai vraiment apprécié jouer à ce premier gros jeu PS5, même si sa durée de vie est courte, le plaisir de jeu est là. Spider-Man: Miles Morales est visuellement magnifique, encore plus avec du Ray-Tracing mais j’ai fait mon choix et je préfère la fluidité et le confort visuel d’un 60 fps sur ce jeu. Un bon jeu pour démarrer sur PS5 !

Note : 4/5

Points faibles :

  • Pas de 60 fps + Ray-Tracing complet, ni de 1080p 60fps + RT
  • Court
  • Missions secondaires répétitives

Points forts :

  • Magnifique en 4K
  • Fluidité très appréciable en 60fps, un plaisir de se balader en ville
  • Chargement ultra-rapide
  • Du Ray-Tracing dans un open world console
  • Mode photo réussi

 

Bel hommage à Stan Lee !

Spiderchat !!
J’adore le coup de patte qui achève l’ennemi ^^

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