Test de Ratchet & Clank: Rift Apart (PS5)

Après un excellent remake sur PS4 en 2016 (voir mon test), la série Ratchet & Clank sort enfin un nouvel épisode (inédit en plus) sur PS5. Le remake PS4 était déjà très beau mais là c’est carrément le plus beau jeu que je n’ai jamais vu, rien que ça ! Mais est-ce “juste” une vitrine technologique ou un bon jeu ? Réponse dans mon test de Ratchet & Clank: Rift Apart :

La série des Ratchet & Clank n’a pas eu d’histoire originale depuis Ratchet and Clank: Nexus en 2013 sur PS3, autant dire que les fans sont ravis. Pour suivre ce jeu, pas besoin de se faire l’intégrale des épisodes, perso je connais très peu du background de ces héros et pourtant ça ne m’a pas empêché de profiter de cette aventure. 

Le déroulement du jeu, ainsi que les armes et le système de jeu n’ont guère évolués et sont pratiquement les mêmes depuis le premier jeu. Mais faut-il changer une équipe qui gagne ? Non je ne pense pas, la formule est assez efficace pour plaire au plus grand nombre, petits et grands. 

Le changement le plus notable est l’arrivée de 2 personnages principaux, Rivet et Kit, qui sont des sortes de doubles dimensionnels de Ratchet et Clank, mais dotés d’un background et de personnalités bien différentes. On les joue en alternance des héros et n’ont aucun impact sur le gameplay, ce qui peut paraître dommage mais en fait je trouve ça bien car on retrouve ses armures et armes d’un monde à l’autre, qu’importe le personnage jouable. J’ai beaucoup aimé Rivet qui a une vraie personnalité et j’espère qu’on pourra rejouer avec elle dans les futurs épisodes de la saga.

Visuellement, Ratchet & Clank: Rift Apart met la barre très haut, avec des textures ultra fines, une direction artistique réussie, du Ray-Tracing partout (les effets de lumière et les réflexions sont dingues), même sur Clank qui reflète son corps sur sa tête par exemple. C’est clairement le plus beau jeu que j’ai vu, en plus l’animation est très bonne, avec beaucoup d’éléments en mouvement et une profondeur de champ à faire pâlir une N64. Même quand il y a plein d’ennemis à l’écran, avec plusieurs alliés et des armes (genre champignon et mini-robots), le jeu ne bronche pas et affiche toujours 60 fps. 

Les niveaux sont visuellement variés et j’ai passé mon temps à faire des captures tellement c’était une claque. Mention particulière à Nefarious City au début, une ville qui grouille de vie et Blizar Prime, une planète pleine de vie dans une dimension et déserte dans une autre mais avec des décors à tomber par terre.

La modélisation des personnages est impressionnante, les modèles 3D sont hyper détaillés, sans aliasing, avec des yeux parfaits, la fourrure est très réaliste et les différentes matières (cuir, métal…) rendent vraiment bien.

Ce qui est dingue, c’est que le même soin a été apporté pour toutes les créatures, même les plus insignifiantes comme des mouches ou grenouilles qui sont très petites, mais que l’on peut admirer en gros plan dans le mode photo (très réussi d’ailleurs). Cliquez sur l’image ci-dessous et vous verrez les détail sur la mouche. J’ai combiné 2 photos, d’ailleurs toutes les images proviennent de ma PS5.

Comme pour le remake 2016, le seul bémol du jeu pour moi, c’est le rendu de l’eau qui est assez décevant par rapport au reste. Oui c’est un détail mais le reste est tellement réussi !

Le doublage français est excellent, avec les voix originales de Ratchet (Cyrille Artaux depuis 2008) et Clank (Martial Le Minoux) et toujours l’excellent Philippe Peythieu (Homer) en docteur Nefarious. Au rayon des nouveaux, Rivet est très bien doublée par Barbara Tissier (voix de Cameron Diaz), l’empereur Nefarious est lui doublé par le génial Emmanuel Curtil (Jim Carrey) et Zurkon junior par Madame Brigitte Lecordier (Goku), rien que ça ! Au passage j’adore toujours les présentations loufoques des armes par Brigitte justement.

Parmi les nouveautés, la plus notable c’est la faille temporelle qui permet de se déplacer d’un endroit à un autre, mais aussi d’une dimension à une autre, le tout sans aucun temps de chargement ni ralentissement. C’est une vraie prouesse qui est rendue possible par le “SSD magique” de la PS5. Ce dernier permet des temps de chargement tellement optimisés malgré la beauté et la grandeur du monde que les développeurs ne sont plus bridés dans leur vision créative et peuvent repousser les limites du divertissement. Cela peut sonner comme une pub mais il n’en est rien, l’utilisation de SSD dernière génération est une évolution majeure dans le jeu vidéo moderne, rien de tout ça n’aurait pu être fait sur PS4. Dans Rift apart, on enchaîne les séquences parfois hallucinantes en 4K en restant à 60 FPS constant, bluffant.

Le jeu propose d’ailleurs dès la sortie 3 modes de performance contrairement à Spider-man: Mile Morales qui a eu une mise à jour bien plus tard pour le 3ème. Il est évident que les développeurs d’Insomniac Games ont profité de leurs avancées sur Spider-man pour offrir les conditions les plus optimales lors de leur 2ème jeu PS5 (en moins de 7 mois, c’est assez dingue). Le mode par défaut est Fidélité et propose une 4K native, du Ray Tracing mais seulement 30FPS. Ce mode a une qualité d’image hallucinante, même les détails à 200m sont nets et haute résolution.

Comme la vitesse est proche d’un film d’animation (et que le jeu est plus beau que le film sorti en 2016), ce n’est pas dérangeant de jouer ce mode mais je recommande vivement le second qui allie performance et qualité d’image : le mode RT performance. Il permet de jouer en 4K (Checkerboard, technologie qui permet d’avoir une meilleure qualité d’image sur des images non 4K à la base), avec le Ray-Tracing activé mais surtout en 60 FPS. C’est de loin le meilleur mode, la différence de qualité d’image avec le mode Fidélité est quasi imperceptible, sauf sur des objets à 200m en faisant pause ^^ Enfin le dernier mode n’a aucun intérêt, il désactive le Ray-Tracing et propose 60fps, ce qui est dommage car le jeu utilise beaucoup le RT. 

Regardez-moi cette réflexion sur le chrome !

Le jeu propose une myriade d’option d’accessibilité, on peut même zapper une énigme de Clank par exemple directement dans le menu pause en jeu.

Les armes de Ratchet & Clank font partie de l’intérêt du jeu, tant elles sont à la fois très variées et parfois loufoques. J’ai trouvé ce second point un peu en retrait.

Le son du jeu est très réussi, avec un bonne utilisation du 3D audio. Les vibrations de la manette DualSense sont bien utilisées. Les gachettes adaptatives sont ici très utiles, cela va clairement devenir un standard ! (On appuie à mi-course, il y a de la résistance et si on “force”, on appuie complètement. Cela permet d’utiliser les modes secondaires des armes par ex) 

La durée de vie du titre est très correcte pour un jeu de plateforme aventure, j’ai platiné le jeu (ce qui est rare) car il est facile à faire. Vers le milieu du jeu on récupère un objet qui permet de voir tous les collectibles sur la carte, ce qui facilite grandement la collecte.

Au final, je m’attendais à apprécier ce Ratchet & Clank: Rift Apart et je l’ai vraiment kiffé ! Visuellement à tomber, bien animé, riche en action avec des séquences rarement vues dans un jeu vidéo, ce nouveau volet frappe très fort et mérite d’être dans votre ludothèque (si vous avez la chance d’avoir un PS5). Insomniac Games maîtrise déjà très bien la PS5, j’ai hate de voir la suite !

Note : 5/5

Les plus :

  • Claque graphique ! Textures de dingue.
  • Ray-Tracing en 4K 60 FPS avec le mode RT performance
  • Animation et modélisation parfaite
  • Les failles temporelles c’est bluffant
  • Un jeu plaisant à jouer.. et  facilement platinable
  • Excellent doublage français
  • Rivet est une belle surprise

 

Les moins : 

  • L’eau n’est pas très belle, c’est tout

 

 

 

 

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