Test de Returnal (PS5)

Returnal, la toute dernière exclusivité PS5 de ce début d’année 2021 a fait beaucoup parler d’elle, à cause de sa supposée grande difficulté mais aussi car peu de jeux sortent en ce moment. C’est donc du pain béni pour les créateurs du jeu qui ne pouvaient pas le sortir à un meilleur moment ! Voyons voir ce que vaut ce rogue-like pas comme les autres !

Housemarque de fabrique

Housemarque est un studio finlandais, connu principalement pour des Shoot ’em up comme Super Stardust depuis l’Amiga et plus récemment il a enfanté mon jeu préféré du début de la PS4 : Resogun (voir mon test) ou encore Matterfall et Nex Machina. Ils ont créé des jeux dans des genres différents mais on retrouve plusieurs éléments d’un jeu à l’autre, souvent empruntés du Shoot ’em up, mais qui s’intègrent plutôt bien : l’amour des projectiles dans tous les sens, un dash pour la jouer plus risqué tout en évitant les dégâts et la musique épique.

Ici Resogun sur PS4

On retrouve bien sûr ces éléments dans Returnal, à commencer par les projectiles, des boules d’énergie qui vous arrivent de partout. Les tout premiers ennemis du jeu et ensuite une bonne partie du bestiaire vous balance des projectiles par vague, déjà c’est stylé, ensuite c’est beau et dangereux seulement si vous vous faites déborder. Pendant les boss, c’est très impressionnant, cela peut avoir un effet hypnotique. 

Le système de combat du jeu encourage vraiment de ne pas se faire toucher, déjà avec un dash on est invincible pendant cette ruée (en français), ce qui permet d’esquiver n’importe quel coup, projectiles, lasers (sauf les violets ^^). Mais aussi la maîtrise augmente quand on ne se fait pas toucher et qu’on tue des ennemis, ce qui améliore la vitesse et plusieurs autres paramètres du jeu. Le moindre coup la réinitialise.

La musique du jeu est à la fois angoissante, épique pendant les fights, entêtante, bref très réussie.

Retinal

Returnal est une exclusivité PS5, un jeu pensé pour la next-gen (ou la current gen maintenant) et ça se voit, ça fait plaisir de passer un cap sur console. Déjà visuellement, le jeu flatte la rétine avec des textures 4K très nettes, des effets de lumière bluffants, que ce soit les ennemis ou même les lasers et autres boules d’énergies qui sortent des armes du jeu. On prend vraiment une claque visuelle, le tout à 60 images par seconde en 4K ! J’ai eu de très rares perte de fps dans des salles bondées, techniquement c’est très propre.

Un autre élément visuel qui impressionne dans Returnal, c’est la gestion des particules dans l’air, telles que la poussière, le brouillard volumétrique qui se dissipe quand on tire, mais aussi dans les zones plus ou moins bien éclairées avec un halo de lumière bleue, les cendres qui retombent après une explosion. Mais aussi la végétation qui bouge au vent, les plantes alien qui semblent vous attaquer.

Un simple téléporteur vous divisera en plusieurs milliers de petites boules d’énergie, avec un effet waouh garanti.

Les nouvelles fonctionnalités apportées par la manette DualSense sont très bien exploitées dans Returnal, à commencer par les gâchettes adaptatives dont la gauche permet de viser avec une course à mi-route qui enclenche le mode secondaire en appuyant plus fort jusqu’au bout de la gâchette.

La gestion des vibrations est exemplaire, cela va classiquement des coups qu’on tire ou que l’on prend, à des informations telles que la recharge du tir secondaire en passant par des choses plus originales comme les gouttes de pluie à certains moments, ce qui donne un effet très immersif. 

La partie audio est vraiment la pierre angulaire de ce mix réussi gameplay-visuels-audio, tant il donne corps au jeu dans une ambiance digne d’un film d’horreur, là où le son de chaque ennemi est inquiétant, mixé au son jouissif des armes et de la musique atmosphérique qui s’emballe lors des combats.

Le son 3D Audio de la PS5 est impeccable, avec une très bonne spatialisation. Perso je joue avec le casque Steelseries Arctis 7P wireless et c’est impeccable. 

The binding of Selene

Comme tout bon rogue-like, Returnal possède une multitude d’items, de parasites, de reliques qui peuvent influer positivement ou négativement sur les capacités du personnage… Le jeu propose souvent des versions corrompues des éléments à récupérer, ce qui peut occasionner des dysfonctionnement plus ou moins graves, qu’il faut réparer en accomplissant des actions (tuer 20 ennemis, utiliser un consommable..)

Plusieurs ennemis dans le jeu ne sont pas très dangereux mais si ils commencent  à s’illuminer, ils vont vous lancer une attaque assez lourde, ce qui vous force à les tuer en premier. De plus, les ennemis tués lâchent des obolithes, (la monnaie du jeu qui permet de s’acheter des consommables, plus que vitaux) mais ces obolithes disparaissent très rapidement et il faut donc parfois prendre des risques pour les récupérer plutôt que de la jouer safe à distance.  

Les armes extra-terrestres sont assez variées dans Returnal, avec même certaines très originales comme le baliseur qui permet de lancer des balises électrifiées qui font perdre de la vie aux monstres même si on ne tire plus ou encore une arme qui tire des balles qui ne reviennent rapidement que si on touche la cible, ce qui fait qu’il faut absolument bien viser si on veut faire beaucoup de dégâts rapidement. Les armes possèdent un tir secondaire, qui n’est pas toujours le même et ont aussi des fonctions secondaires que l’on développe en tuant un max d’ennemis avec la même arme.

Les boss sont très stylés, les affrontements nous font passer par plusieurs stades, l’excitation, la peur, le dépassement. Je n’ai jamais ressenti autant de fierté et de soulagement après avoir battu les boss de Returnal (sauf toi boss 4 qui se fait soulever facilement, mais avec un combat et une musique mémorable).

Returnal a un aspect Metroid, en plus des allers-retours sur la carte, il encourage à fouiller le moindre recoin, car même s’il vous indique sur la carte les items, vous n’avez pas l’emplacement des salles cachées, qui recèlent bien souvent des éléments importants pour le run. 

La carte est d’ailleurs bien détaillée, car vous pouvez à tout moment savoir que la prochaine porte est une porte facultative, une porte de confinement (même si certains confinements ne sont pas annoncés) ou un portail vers un autre biome. Cela améliore grandement le côté agréable du jeu, on a plus l’impression de maîtriser son run et de ne pas juste subir les salles. 

Le jeu n’est jamais frustrant, contrairement à un Dark Souls par exemple. Déjà, de nombreux éléments sont maintenus d’un run à l’autre, tel que l’éther et certains équipements permanents mais surtout des téléporteurs permettent de gérer son run comme on le souhaite sans avoir à se retaper toute la carte. Ensuite les mécaniques du jeu évoluent et permettent d’accéder à un nouveau monde (ou biome dans le jeu) après chaque boss vaincu, ce qui fait qu’on est jamais obligé de refaire un run où il faudrait battre tout le monde. On a donc un sentiment très agréable de progression malgré le recommencement en cas de mort. Le jeu fait évoluer les mécaniques du genre en étant bien plus permissif que les rogue-like classique.

Même si la mort est synonyme de retour à la case départ, une chute dans le jeu ne fera que vous enlever quelques points de vie, on a vu plus punitif. 

De nombreux items améliorent votre run et certains sont des incontournables pour affronter un boss dans de bonnes conditions, comme l’astronaute qui donne littéralement une seconde vie.

Un kiff presque parfait

Honnêtement j’ai kiffé le jeu et la difficulté ne m’a pas du tout gâché le plaisir, au contraire ça m’a permis de faire plus attention aux patterns des ennemis et boss, à ne pas foncer tête baissée et à faire attention à tout, bref ça m’a rendu meilleur. Mais ça ne m’a pas empêché de relever des défauts qui d’ailleurs pourraient facilement être corrigés : 

Le premier c’est l’impossibilité de quitter un run en cours et le reprendre. C’est le plus gros défaut du jeu, les développeurs comptent sur le mode veille de la console mais ce n’est pas fiable. Combien ont perdu leur partie avec ça? Évidemment je ne demande pas de sauvegarde à tout moment, mais une possibilité de reprendre où on n’en était, après une pause de plusieurs jours par exemple ou si on veut jouer un autre jeu en attendant. Une sauvegarde qui s’efface dès qu’on la charge, ça serait parfait.  Avec Returnal, quand vous êtes dans un bon run, vous n’avez pas d’autre solution que de mettre en veille votre PS5 quand vous voulez arrêter, avec le risque d’avoir une coupure de courant ou une mise à jour impromptue qui redémarre le jeu.Ensuite de façon plus anecdotique, la carte est incomplète quand on l’affiche en grand. On ne voit pas les items, ils apparaissent seulement sur la mini carte qui n’est pas forcément très lisible. 

La durée de vie dépend de votre détermination mais elle est plutôt conséquente, par contre une fois que j’aurais complètement retourné le jeu (j’ai fini l’histoire et eu les 6 fragments pour avoir la vraie fin après avoir rebattu le boss), je ne pense pas que j’y reviendrais comme pour un Binding of Isaac où les runs peuvent être complètement différents grâce aux items. Le jeu prévoit des défis quotidien qui permettent de faire un biome avec des conditions bien précise, en ayant le plus de points. C’est sympa mais pas quelque chose que je ferai tous les jours.

 

Conclusion

 

Quelle claque j’ai pris, je ne m’attendais pas du tout à kiffer autant le jeu ! Pour moi, un bon jeu vaut d’abord par son gameplay, le genre qui vous accroche, vous y pensez souvent et vous n’avez qu’une envie, y retourner ! Returnal conjugue un excellent gameplay avec des mécaniques rogue-like qui influencent plus ou moins positivement un run et enfin des graphismes et une ambiance hors du commun, ce qui crée une expérience vraiment singulière.
Returnal fera date dans le jeu vidéo, pas pour sa difficulté à mon sens, plus pour la façon dont il redéfinit le genre du rogue-like. La PS5 tient une vraie vitrine technologique, alliée à une bonne surprise et un jeu très plaisant à jouer. Un must have pour les (chanceux) possesseurs de la PS5.

 

 

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