Test de Wonder Boy: The Dragon’s Trap

Un classique de la Master System fait son grand retour dans un tout nouvel écrin et taillé de manière à plaire à tout le monde ! Le retrogaming est de plus en plus à la mode, rejouer à des jeux anciens procure des sensations différentes des jeux d’aujourd’hui avec souvent une difficulté accrue. Mais les graphismes d’époques peuvent rebuter certains, ainsi que la musique dans une moindre mesure. Les frenchies de DotEmu et le studio Lizardcube ont décidé de faire revivre un des grands classiques de la Master System mais en proposant des graphismes et des musiques totalement revisités tout en gardant la possibilité de switcher vers les graphismes rétro a tout moment en une touche, tout comme la musique. C’est une excellente idée qui est très bien réalisée à l’écran. Cela permet d’abord de laisser le choix au joueur entre le rétro et le moderne mais aussi de jouer avec les graphismes modernes en gardant la musique et les bruitages 8-bit (c’est ce que j’ai fait la plupart du temps !). Cela permet aussi se rendre compte de l’excellent travail de réinterprétation de l’œuvre originale tout en étant le plus fidèle au matériau d’origine.

J’ai testé la version PS4, tous les visuels de ce test sont tirés de ma console et j’ai pris une capture rétro et une moderne pour chaque plan pour comparaison. Je n’ai pas testé la version Switch mais c’est pour moi une bonne idée d’avoir sorti ce jeu sur cette console !

Les musiques sont fidèles mais joliment retravaillées et les dessins des graphismes modernes sont magnifiques. La direction artistique choisie est ambitieuse, avec des arrières plan à plusieurs niveaux, riches en détails qui donnent une vraie identité au titre et bien moins de place à l’imagination que l’original. Les personnages et les ennemis ont une patte très BD franco-belge, avec des tronches sympa et des grands yeux très expressifs. L’animation est aussi réussie, cela renforce encore plus la qualité des graphismes. En repassant aux graphismes rétros on voit le chemin parcouru (le héros était très raide et le décor figé). La qualité de l’émulation ainsi que les graphismes modernes donne envie de rejouer avec le même principe aux grands jeux de cette époque. Je vois bien un Zelda 1 ou un Alex Kidd refait avec autant de talent !
La construction du jeu est basée sur l’idée de transformer le héros au fur et à mesure quand on bat un boss et d’avoir donc des capacités différentes pour atteindre des zones inaccessibles de prime abord. N’ayant pas fait ce jeu à l’époque, je suis bluffé par sa qualité et je comprends pourquoi il reste encore cher à beaucoup de joueurs Master System.

Niveau gameplay le jeu est très fidèle à l’original, il propose quasiment la même expérience très Metroidvania.
La seule amélioration notable du gameplay concerne les pouvoirs comme les boules de feu et autres boomerang qui sont déclenchés par un bouton et non la touche saut + bas comme dans l’original. Car rappelons-le, la manette Master System n’avait que 2 boutons et -cerise sur le gâteau- le bouton pause était sur la console ^^ Pour switcher entre les pouvoirs il suffit maintenant d’utiliser les boutons de tranche.
Pour le reste, c’est identique au jeu original, si bien que les jeunes générations vont être surpris par une difficulté “à l’ancienne” et des collisions avec les ennemis assez punitives. On meurt souvent mais on conserve son or qui permet d’acheter des armes, armures et boucliers de plus en plus efficaces. Une sorte de rogue-like avant l’heure 🙂 Il est d’ailleurs frustrant de perdre devant un boss et de devoir refaire toute la zone, mais ça oblige à prendre ses précautions (des potions !) et à faire attention à chaque ennemi.

Les développeurs ont même rajouté une pointe d’humour absente du titre original lors de la visite des boutiques et autres infirmeries.

Le jeu est relativement court sauf si vous galérez à cause de la difficulté. Comptez 5-6 heures en normal si vous n’avez jamais fait le jeu (et bien plus si vous perdez souvent). 
Niveau sonore, les bruitages modernes sont discrets là où les rétros étaient assez forts (il fallait marquer chaque action). La musique moderne est vraiment une belle réorchestration des thèmes rétros, en plus douce.

Petit bonus sympa : les codes de l’époque marchent sur cette version et vice versa (j’ai essayé aussi la version Master System pour ce test)

Wonder Boy: The Dragon’s Trap est disponible sur Switch, PS4 et Xbox One uniquement en démat pour le moment au tarif de 19,99€. 

J’adore la réinterprétation tout en conservant des cubes de couleurs

 

Au final, j’ai adoré me plonger dans Wonder Boy: The Dragon’s Trap avec son univers joliment dessiné. Un trip revival comme jamais avec des graphismes modernes magnifiques, des personnages avec une patte BD des plus réussies tout en gardant à tout moment la possibilité de switcher avec le jeu original ! Une réussite sur tous les plans, même si la maniabilité et la difficulté sont d’époque.

Note : 17/20

 

 

 

4 Comments

  1. 1 mai 2017
    Reply

    Ce jeu à l’air super stylé, comment peut on le commander ?

    • 2 mai 2017
      Reply

      Bonjour,

      Il est disponible sur le store PSN et sur l’eshop de la Nintendo Switch. Une version boite doit arriver dans quelques temps.

  2. 6 mai 2017
    Reply

    Rooo cette relecture est absolument enchanteresse !
    Et la fibre nostalgique ne désavoue pas ton jugement puisque tu as découvert le jeu seulement de nos jours
    Et tant que ce n’est pas aussi punitif qu’un Super Meat ou qu’un Shovel Knight je crois qu’il pourrait bien terminer dans mon panier d’achat en ce long week end pluvieux 🙂

  3. Floflo
    16 juin 2017
    Reply

    Salut,
    Il est chouette, ton blog. Il réunit mes deux passe-temps favoris, l’univers ludique et cinématographique. C’était un plaisir de lire ton test de Wonder Boy: The Dragon’s Trap. De plus, je compte bientôt m’y mettre aussi.

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