Test de No Man’s Sky

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Depuis son annonce il y a quelques années, No Man’s Sky n’a cessé de faire parler de lui, de son trailer de départ hyper alléchant aux possibilités offertes par un monde entièrement créé en procédural (aléatoire avec plein de règles) et la promesse de milliards de combinaisons. Et puis s’est posé la question légitime : que va-t-on faire sur place ? Exploration, crafting, combats et chasse ?

No Man’s Sky c’est aussi le procès de la hype et des promesses non tenues. Vaste univers sujet, voici mon test !
Tout d’abord je précise que je ne suis pas facilement hypable (la hype c’est toute cette excitation, attente et espoirs autour d’une œuvre), tout simplement car je déteste me spoiler un jeu ou un film en voulant regarder tous les trailers. Ensuite je ne lis pas les déclarations et interviews des développeurs. Si un jeu me plaît je le prendrais, point. Tout ça pour dire que je suis arrivé dans No Man’s Sky en ayant vu le strict minimum et en ne sachant pas vraiment ce que j’allais trouver.

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Disons le tout de suite, No Man’s Sky est un jeu d’exploration et de crafting. Ni plus ni moins. On extrait des ressources, on en utilise certaines pour améliorer notre combinaison, notre vaisseau et on vend d’autres. On se balade de site en site à la recherche de forme de vie, de plans, de balises. Puis on change de planète et on recommence. Les joueurs se sont imaginés un jeu différent en extrapolant leurs attentes (et malheureusement faussement aidées par des promesses non tenues d’un responsable du jeu). Mais pris en tant que tel, il est plutôt agréable. Déjà la loterie aléatoire de la génération procédurale et les milliards de possibilités font qu’on se sent vraiment explorateur. Les planètes sont hyper variées en terme de couleur, de terrain, de faune et de flore. Je trouve dans l’ensemble que les planètes que j’ai visitées sont convaincantes et je suis toujours bluffé par la cohérence des mondes et les grottes plus vraies que nature. On peut aller où on veut quand on veut, le sentiment de liberté est total. Sauf qu’on manque rapidement de ressources ce qui est le cas dès le début où il faut réparer son vaisseau avec des minerais et autres plantes et roches. Et là on rentre dans le cœur du jeu qui est fait de minage, extraction et exploration de grottes.

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Certaines ressources comme le plutonium sont présentes en abondance (sauf sur certaines planètes arides et désertiques où il faut creuser pour espérer trouver de quoi redécoller avec son vaisseau) d’autres sont plus rares et certaines sont communes comme le fer et le carbone. Un coup de scanner permet de repérer visuellement les ressources aux alentours, il ne reste qu’à faire son marché. L’aléatoire va même jusqu’au climat des planètes qui peut aller du paradisiaque à l’enfer, avec des planètes acides ou gelées où les secondes en dehors du vaisseau sont comptées et chaque action doit être exécutée rapidement. L’arme à ma disposition permet de récolter des minerais mais permet aussi de tirer des munitions (qui se rechargent avec des minerais, pratique) et même de lancer des grenades. Ces grenades sont très importantes car le décor est totalement destructible (jusqu’à une certaine profondeur) et je m’en sert pour sortir d’une mine sans faire demi-tour, il me suffit de “creuser” au dessus de moi jusqu’à voir la lumière du jour. Très utile aussi en cas de tempête dangereuse, je creuse un trou de quelques mètres dans le sol et me voilà protégé ! Bref vous l’aurez compris on fait vraiment ce que l’on veut dans ce jeu, à son rythme et on va où bon nous semble tant qu’on a des ressources.

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Pour continuer sur le côté explorateur, on peut scanner et découvrir systèmes, les planètes, les animaux et les plantes, puis les renommer à sa guise. Bon au bout d’un moment on a moins envie de renommer mais au début c’est marrant de se dire qu’on est le premier à avoir foulé le sol d’une planète et d’avoir découvert un animal tellement chelou que je l’ai appelé le chelousaure ^^

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La génération procédurale s’applique aussi à la faune et la flore. Les arbres, roches et autres végétations sont très crédibles et toujours en rapport avec la planète. Il y a des planètes luxuriantes et magnifiques. La rencontre d’espèces extra-terrestres se divise en 2 catégories, ceux qui ont le pistolet chargé et ceux qui creusent les bipèdes intelligents que l’on rencontre dans les vaisseaux et autres abris et les animaux qui se baladent. Perso ça m’éclate de découvrir autant d’espèces variées, qui vont du cheval zarb à six pattes et des ailes en passant par l’oiseau rat, l’araignée mutante et un majestueux chelousaure ^^ Le bestiaire est varié et comme pour tout dans le jeu, on a le droit à du génial et du dégueulasse :

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N’hésitez-pas à cliquer sur les images pour les voir en grand

J’ai adoré les premières dix heures de jeu, entre découvertes, exploration et crafting, ce No Man’s Sky a quelque chose de fascinant même s’il a plein de défauts. Parlons-en justement.

Visuellement déjà, on sent que la PS4 souffre au son du ventilo et qu’afficher une planète entière sans loading c’est trop. Il y a un clipping de malade (les éléments s’affichent au dernier moment), le pire dans l’histoire c’est que plusieurs éléments changent complètement de forme au moment d’apparaître. Les textures extérieures ne sont pas très nettes de près, les personnages et vaisseaux sont mieux modélisés. C’est dommage car on voit ici la limite technique.

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Malgré tout, la vue générale avec la végétation, le ciel et les astres sont parfois magnifiques, grâce à une direction artistique cohérente et colorée. Les phases dans l’espace sont de vrais tableaux, avec des systèmes colorés visuellement parfaits. J’ai pris plus de 500 captures d’écran, une majorité d’animaux mais aussi des paysages qui valaient le coup. (Toutes les captures d’écran sont faites avec ma PS4)

L’exploration en vaisseau est agréable, on va vraiment où on veut. Mais les combats spatiaux et terrestres sont d’une nullité et d’un ennui sans nom.

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Au bout d’une dizaine d’heures on se rend compte que le jeu ne proposera rien d’autres, ce qui est un défaut pour beaucoup mais qui n’en est pas vraiment un pour moi car j’aime cette expérience.

Le jeu a crashé 6 fois de mon côté avant de devenir stable avec la version 1.07. L’avantage de faire un test sur presque un mois et pas 2 jours complets pour rusher le test. C’est dommage de sortir un jeu pas totalement fini/optimisé, même si c’est problèmes sont normalement terminés.
Un reproche qui contraste avec la variété des planètes et de la faune : les bâtiments sont TOUS LES MÊMES, il y en a 4-5 différents et on les retrouve des dizaines de fois chacun sur toutes les planètes, même sous l’eau. C’est dommage car cela accentue le côté répétitif du jeu, là où plus de variété aurait permis de donner envie d’explorer encore.

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No Man’s Sky c’est comme la vraie vie, si vous aimez votre taf, alors vous ne verrez pas les heures passer, au contraire à la fin du jeu l’exploration fait place à un travail alimentaire, il faut farmer pour aller plus rapidement au centre de la galaxie (1 mois que j’y joue et je n’y suis toujours pas).
Il y a plein de trucs qui étaient promis et qui n’ont pas été implémentés par faute de temps, je me suis documenté après coup mais dans l’ensemble je ne vois rien qui aurait été un “game changer”. Je suis tombé sur des planètes désertiques et moches avec des animaux foireux, mais aussi des planètes paradisiaques avec plages et bestiaire coloré.

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Au final, No Man’s Sky est une expérience à vivre, un jeu qui permet vraiment d’explorer la galaxie et ses milliards de planètes. Bien sûr le titre a beaucoup de défauts, il est sorti buggé, il est répétitif et le côté technique sur PS4 est assez en dessous. Il en reste pas moins un jeu avec des paysages magnifiques par moment et une génération procédurale qui fonctionne très bien. Un jeu qui s’est fait basher à sa sortie, qui est loin d’être parfait mais qui propose une aventure qui m’a vraiment plu.

 
Note : 15/20

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2 Comments

  1. 19 septembre 2016
    Reply

    UN très bon test superbement illustré (diantre que les ScreenShots donnent envie !) mais bon ce côté Crafting ad nauseam qui nous entrave dans la découverte paisible de ces mondes féériques (enfin ça dépend apparemment de ce que l’aléatoire va nous fournir) à tendance a calmer mon enthousiasme pour le jeu…

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