[Ciné] Critique : Absolutely Anything

Affiche Absolutely Anything

Du monthy Python aux manettes, du Simon Pegg (trilogie du cornetto) en acteur, de quoi intéresser le fan d’humour Anglais que je suis. De l’humour noir et décalé ? Peut-être pas tant que ça. Avec Absolutely Anything, Terry Jones s’attaque à un scénario de base relativement classique, mais infiniment difficile à maitriser. Le plus célèbre exemple, Bruce Tout Puissant, s’y était à mon sens cassé les dents.

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Nous ne sommes pas seul dans l’univers. Pire, nous sommes loin d’être les plus avancés. Un conseil extraterrestre décide d’ailleurs de tester l’humanité en octroyant à un de ses membres des pouvoirs illimités, cela en souhaitant tout ce qui lui passe par la tête. C’est ainsi, par un coup de dé cosmique, que le banal enseignant Neil Clarke détient l’avenir de la terre à la merci de son pouvoir, pour le meilleur et surtout pour le pire.

Il y avait tout pour faire de ce film une réussite totale. Oui mais, et ce sera le seul véritable reproche du film, on ressent un certain blocage, un frein, une espèce de retenue venant du réalisateur, empêchant cette réalisation de se libérer totalement, de faire exploser le côté British que l’on attend.

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En d’autres termes, Absolutely Anything est quelque part convenu, assez classique même. Pas mauvais mais trop sage pour un film que l’on peut estampiller Monthy Python (les voix du conseil extraterrestre). Pas vraiment de folie, ou un peu trop rarement (mais faisant mouche à chaque fois).

Ne pas s’y tromper pour autant, Absolutely Anything est largement au-dessus de la moyenne du genre et ce jugement ne se fait qu’en comparaison de modèles du type Sacré Graal ou un Un Poisson Nommé Wanda. Le film n’est ni lourd ni ennuyeux, réussissant via l’excellent Duo Pegg/Beckinsale à transmettre plus qu’une simple comédie. Les ficelles sont grosses mais Terry Jones en joue parfaitement. Cerise bien appuyée sur le gâteau, la dernière prestation débridée et touchante de feu Robin Williams en un chien doué de la parole. Prestation que l’on sent très accentuée, comme un hommage à l’exceptionnel acteur qu’il était.

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Le pari est réussi mais nous ne faisons que frôler le film culte. Un très bon moment à passer, sans doute l’une des comédies de l’année, un peu de romantisme (bien amené) en prime mais l’impression d’un petit gâchis. La perfide Albion aurait-elle perdue de son mordant ? N’exagérons pas. Mais on en demande plus d’un Monthy Python.

Un bon moment de comédie, à la fois décalé et touchant, n’atteignant pourtant que partiellement son objectif. Une semi-réussite à l’Anglaise, soit un bon cran au-dessus de son standard Américain. Oui, à voir. 

 

Date de sortie : 12 août 2015

Durée : 1h25min

Réalisé par : Terry Jones

 

 

 

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