Archives de la Catégorie : Cinéma

Nov 29

[Ciné] Critique : Sully

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Une histoire vraie. Une de plus pour le géant Clint Eastwood. Loin de la grande claque American Sniper, Sully se concentre sur l’histoire plus médiatique et en apparence plus simple du commandant de bord Chesley Sullenberger, alias Sully, lors de l’amerrissage du vol 1549 dans l’Hudson en 2009. Une histoire ultra-médiatisée à l’époque, mais dont la face sombre à savoir l’enquête qui le suivi est presque inconnue. Une réussite de plus pour le réalisateur ? Sur le papier le sujet parait un peu mince pour un film, mais qui sait.

Le 15 janvier 2009, le monde a assisté au « miracle sur l’Hudson » accompli par le commandant « Sully » Sullenberger : en effet, celui-ci a réussi à poser son appareil sur les eaux glacées du fleuve Hudson, sauvant ainsi la vie des 155 passagers à bord. Cependant, alors que Sully était salué par l’opinion publique et les médias pour son exploit inédit dans l’histoire de l’aviation, une enquête a été ouverte, menaçant de détruire sa réputation et sa carrière.

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Bon film, Sully l’est incontestablement, mais je ne pourrais pas dire qu’on le regarde avec plaisir tant l’exercice parait éloigné, par exemple, du génial Américan Sniper, qui sans être plus complexe déroulait une virtuosité (le sujet s’y prêtait sans doute plus) sombre et dérangeante, là où Sully suit la logique d’héroïsation de ses personnages sans jamais vraiment les égratigner. Sully est ainsi plus un film hommage à une personne qui le mérite, mais qui se retrouve dans une production bien sage et classique. Peu de surprise ou d’envolées en dehors des scènes Money Shot.

Reste que la/les scènes décrivant l’accident en lui-même valent le détour, magistralement mise en scène et sans exagération autre que les histoires d’hommes et de femmes, très bien documentées, sans doute un brin romancées. Dans cette optique, Eastwood n’a rien perdu de sa capacité à rentrer la tête des gens, à nous faire ressentir les émotions de ses personnages, à toujours les humaniser même lorsqu’il les porte en héros.

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Comme toujours, Tom Hanks assure avec brio l’exercice, dans un Sully sur le fil, acclamé par le public mais presque brisé en privé. Même constat pour Aaron Eckhart en copilote (acteur trop peu exploité à mon humble avis).

Bref, Sully n’est clairement pas un énième film catastrophe tant Clint Eastwood possède une patte qui lui est propre, de même qu’il sait toujours s’extraire de l’apparente simplicité de ses sujets. En cela le film vaut le coup d’œil et un grand écran pour en profiter, il n’est simplement pas son meilleur car presque classique, vu sa filmographie il n’y a rien d’honteux.

 

Date de sortie : 30 novembre 2016

Durée : 1h 36min

De : Clint Eastwood

 

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Nov 18

[Ciné] Critique : Premier contact 

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Denis Villeneuve est un réalisateur atypique qui a sû se forger une bonne réputation chez les amateurs de cinéma même s’il est quasi-inconnu du grand public. Son dernier film est tiré d’un livre et raconte l’arrivée d’une race extra-terrestre sur terre et le besoin de communiquer avec eux pour connaître leurs intentions. Un des premiers intérêts du film est de suivre une spécialiste du langage, chargée de la lourde tâche de communiquer avec eux. On apprend pas mal de choses intéressantes. Ça change des ricains qui veulent tout faire péter, rassurez-vous il y en a aussi. Je n’en dirais pas plus sur l’histoire pour ne pas spoiler. En tout cas fuyez la bande-annonce (et les images choisies pour illustrer cet article ne spoilent pas non plus)

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Le rythme du film est lent, il dure 2h et il n’y a pas vraiment de scène d’action (non, non ne partez pas !!) mais l’intérêt du film est ailleurs. L’ambiance sonore du film est impressionnante et même étouffante (ça m’a fait penser à certains passages d’Interstellar). Premier Contact est prenant et possède un twist final assez original. De la science-fiction intimiste, intelligente et complexe.

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Les acteurs ne sont pas en reste, avec une Amy Adams qui livre une prestation juste, brillante et émotionnelle. Jeremy Renner est discret et fait le taf. Quant à Forest Whitaker, il est toujours impeccable.
Il y a des films qu’on regarde et d’autres que l’on ressent. J’ai ressenti beaucoup de choses pendant ce film.

 

Premier contact est un film puissant, remarquablement bien filmé et à contre-pied des blockbusters habituels sur le sujet. Un film à voir absolument !

 

Date de sortie : 7 décembre 2016

Durée : 1h 56min

De : Denis Villeneuve

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Oct 19

[Ciné] Critique : Jack Reacher: Never Go Back

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Le premier Jack Reacher était une bonne surprise, du suspense, de l’action mais pas à l’overdose. Le seul bémol du film était Jack, une sorte de Monsieur Je-sais-toujours-quoi-faire-au-bon-moment, caricature américaine d’un super homme.

Le second volet que l’on attendait pas est cette fois entièrement dédié à Jack, qui hélas est toujours aussi balèze pour savoir qu’on le suit, bref c’est toujours Monsieur Je-sais-toujours-quoi-faire-au-bon-moment.

Tom Cruise plays Jack Reacher in Jack Reacher: Never Go Back from Paramount Pictures and Skydance Productions

Le film n’est pas mauvais, en fait en tant que divertissement pur et dur il se regarde sans souci. Si le côté américain parfait mais rebelle au coeur d’or ne vous gêne pas, vous allez trouver Tom Cruise bon et même efficace. Et il y a un paquet de scène d’action dans le film, de ce côté pas grand chose à dire.

Patrick Heusinger plays The Hunter in Jack Reacher: Never Go Back from Paramount Pictures and Skydance Productions

Et puis il y aurait tant de choses à dire sur ce qui ne va pas, sur ce qui n’est pas logique, des futilités comme des détails qui sautent aux yeux. Du coup difficile de recommander ou de ne pas recommander ce film. Cela dépend de votre niveau d’exigence et d’attente face à un film d’action.

Cobie Smulders plays Turner in Jack Reacher: Never Go Back from Paramount Pictures and Skydance Productions

Niveau acteur, Tom Cruise fait parfaitement le Jack Reacher, ce qui vous l’aurez compris n’est pas forcément un compliment. Robin de HIMYM Cobie Smulders est à l’aise dans le rôle de la femme d’armée forte et indépendante et le film a au moins le mérite de ne pas nous servir une romance foireuse sortie de nulle part. Quant au méchant de l’histoire, ce mercenaire est la copie conforme de Jack du côté obscur, le mec est toujours là au bon moment. Enfin la gamine du film est assez énervante (c’est le rôle qui veut ça) et a tendance à se mettre dans des situations débiles (ou prévisibles).
 

Au final, la suite de Jack Reacher n’est pas un mauvais film mais cumule pas mal de clichés qui au pire vous gêneront et au mieux vous passeront au dessus pour profiter d’un divertissement efficace bien qu’assez classique. 

 

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Oct 12

[Ciné] Critique : Captain Fantastic

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Acteur habitué aux seconds rôles, Matt Ross est bien méconnu en tant que réalisateur et pour cause, Captain Fantastic est sa première réalisation d’envergure. D’envergure, car son succès est suffisamment important pour le faire sortir du circuit purement indépendant. Mais il ne faut pas se tromper avec ce film, il reste totalement indépendant, et cela transpire jusque dans ses moindres détails.

Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes.
Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris.

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Tout d’abord, ne pas s’attendre à autre chose qu’un film indépendant, dans la tradition Sundance, qui s’il n’a rien de cryptique perdra beaucoup de spectateurs dès le début. Roadmovie assez classique de prime abord, jusque dans ses codes esthétiques, l’intérêt du film réside dans la finesse du propos, confrontant une Amérique à une autre, l’une civilisée mais considérée comme à bout de souffle, l’autre survivaliste mais éclairée, avec tout ce que cela comporte, passablement inadaptée au monde moderne. Sur ce simple constat Matt Ross déroule un film absolument brillant, fait d’absurde et de situations décalés, parfois de doutes, ne cessant de questionner par petites touches l’une et l’autre des idéologies.

CF_00391 Shree Crooks stars as Zaja in CAPTAIN FANTASTIC, a Bleecker Street release. Credit: Wilson Webb / Bleecker Street

Le propos reste un peu plus difficile à transposer en Europe tant il soulève le principe même des USA, mais reste parfaitement compréhensible et appréciable. Difficile de prendre le film en défaut tant il maîtrise de bout en bout son sujet… il n’y a à vrai dire que sa forme que l’on peut décrire de scolaire. Par ailleurs le film ne tente pas, ou très peu, de briser son postulat de départ, encore qu’il amène une fin ouverte, largement sujette à l’interprétation. Si tous les acteurs, même les plus jeunes, rendent une excellente copie, le film est porté à bout de bras par Viggo Mortensen, père à mi-chemin entre survivaliste, hippie et sage antique, désirant élever ses enfants en « rois philosophes ». Toujours par petites piques, le réalisateur rejette une idée fondatrice de ce pays à savoir les religions organisées, Christianisme en tête, engagement suffisamment fort pour lui valoir des détracteurs outre Atlantique. En somme, un film qui fera suffisamment réfléchir celui qui s’y ouvre, mais qui ne risque pas de retourner l’opinion des autres.

Captain Fantastic n’est ni de ces films grandioses ni de ces chefs d’œuvre amenés à rester, mais marque tout de même de son empreinte le cinéma d’auteur Américain, toujours bien plus brillant que l’on pourrait le penser. A voir pour s’aérer l’esprit dans une petite bouffée d’intelligence.

 

Date de sortie : 12 octobre 2016

Durée : 1h 58min

De : Matt Ross

CF_00991_R_CROP (l to r) Kathryn Hahn stars as Harper and Steve Zahn as Dave in CAPTAIN FANTASTIC, a Bleecker Street release. Credit: Erik Simkins / Bleecker Street

 

 

Oct 04

[Ciné] Critique : Miss Peregrine et les enfants particuliers

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Adaptation d’un roman à succès, Miss Peregrine et les enfants particuliers parait, de loin, comme une énième tentative de retour au premier plan de Tim Burton, dont l’image sans cesse en dents de scie (plutôt proche du sol) ne cesse d’agacer depuis 2003 et le très bon Big Fish. Une esthétique très Burtonnienne au vue des premières images, mais on ne sait jamais ce que nous réserve cet être si atypique du cinéma.

 

À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis.

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Tout d’abord, je n’ai lu aucun des livres rattachés à cet univers, j’aborde donc cette critique comme purement filmique.

Dire que ce film signe le grand retour de Burton serait exagéré, mais il y a dans Miss Peregrine un relent des premières amours du cinéaste, une époque décomplexée et créative assez folle. Nous sommes loin d’un Beetlejuice bien sûr, mais l’homme manie son sujet avec passion et poésie. On se retrouve ainsi, dernière demi-heure mise à part, dans un très bon film, à la fois beau, humoristique, n’oubliant jamais d’être sombre.  Dernière demi-heure mise à part, car celle-ci parait expédiée par manque de temps, le rendant plus proche du blockbuster sympathique et enfantin qu’autre chose. Passé cet écueil, et si l’on fait l’impasse sur le Burton qui fait du Burton, on ne peut que se réjouir de cet énième exercice réussit. Le réalisateur ne tombe pas dans sa caricature comme il le faisait dans Dark Shadows, et se permet quelques petites audaces et clins d’œil au passé.

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De même, la mise en scène retrouve chez lui un second souffle, un poil plus plate que dans son âge d’or, mais un cran au-dessus de ce qu’il fait depuis des années.

Un peu amorphe, l’acteur principal est heureusement épaulé par d’excellents acteurs, Eva Green par exemple, qui assume jusqu’au bout son rôle de nouvelle Anna Bonham Carter. Reste qu’avant les acteurs, c’est encore une fois l’univers et les petits détails qui sont mis en avant : la particularité de chaque personnage, une petite scénette en animation stop motion, quelques codes d’humour noir, des passages enchanteurs. On sent que Burton s’est amusé et cela fait plaisir à voir. On passera ainsi sur le dénouement de l’intrigue, en décalage avec le scénario très sombre, laissant les méchants passer d’entités effrayantes à pantins pas bien dangereux, pour retenir la très bonne expérience que constitue ce film.

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Miss Peregrine et Les Enfants Particuliers est le film que l’on n’espérait plus du côté de Burton, qui s’il ne signe pas un chef d’œuvre reprend sans trébucher ce qu’il fait le mieux, baignant constamment l’ensemble entre onirisme et noirceur.

 

Date de sortie : 5 octobre 2016

Durée : 2h 07min

De : Tim Burton

Miss Peregrine's Home For Peculiar Children TM & © 2015 Twentieth Century Fox Film Corporation.  All Rights Reserved.  Not for sale or duplication.

 

 

Juil 05

[Ciné] Critique : « Hibou » de Ramzy

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Ramzy réalise son premier film en solo et propose un film intimiste qui sonne juste dans ses intentions, avec une critique de la solitude dans notre société. En effet Rocky est loin d’être un winner. Ses collègues ne l’écoutent pas, il est quasi invisible aux yeux de la société.

Le film fait penser à Amélie Poulain (l’esthétique en moins) dans une ville et un pays inconnu, avec de la tendresse et de l’humour absurde.

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Ramzy est plutôt bon dans son rôle même si plusieurs moments sont surjoués là où un peu de finesse aurait aidé le film. Les seconds rôles sont réussis avec notamment Philippe Katerine en voisin très particulier mais aussi le proprio d’une animalerie à l’humour spécial. Eric est bien sûr de la partie et livre une prestation convaincante. A noter la participation de Guy Marchand assez touchante même si elle est brève. Quant à Elodie Bouchez, on ne la voit que 10 secondes dans le film, mais elle est resplendissante.
Le film est difficilement classable tant il ne suit pas de logique, n’explique rien mais raconte juste une histoire burlesque. L’idée du déguisement de Hibou permet à Ramzy de s’éloigner de son rôle habituel, de se libérer et de faire plus facilement de la poésie.

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Au final ce premier film est un ovni inclassable tendre et absurde, qui est bourré de défaut mais attachant. 

 

Date de sortie : 6 juillet 2016

Durée : 1h 23min

De : Ramzy Bedia

Avec : Ramzy Bedia, Élodie Bouchez, Etienne Chicot, Philippe Katerine, Eric Judor

Juin 22

[Ciné] Critique : Le monde de Dory

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Étant un grand fan de Pixar, j’avais adoré (comme le reste de la planète) le monde de Nemo pour son monde coloré et ses personnages attachants. Donner une suite à ce film paraissait une mauvaise idée mercantile, il n’en est rien grâce à la particularité de Dory : elle n’a pas de mémoire, elle ne se rappelle de rien jusqu’au jour où des bribes d’infos lui reviennent sur sa famille… Je ne détaillerai pas plus le scénario, assez classique mais l’intérêt n’est pas là.

(Pictured) DORY. ©2013 Disney•Pixar. All Rights Reserved.
D’emblée je remarque que Pixar n’a pas amélioré visuellement les personnages. On est loin d’avoir le tout dernier rendu réaliste mais le but ici est de proposer une suite fidèle au premier. C’est une bonne chose car on pourra regarder les 2 à la suite sans se dire « ah comment il a mal vieilli le 1 ! » Attention c’est tout de même très joli et ça se remarque surtout sur Marin pour moi.

FINDING DORY – Marlin and Nemo get guidance from a pair of lazy sea lions in an effort to catch up with Dory. Featuring Idris Elba as the voice of Fluke and Dominic West as the voice of Rudder, "Finding Dory" opens on June 17, 2016. ©2016 Disney•Pixar. All Rights Reserved.
J’ai aimé les moments de doute des personnages, les erreurs qu’ils font les rendent encore plus humains. Les nouveaux personnages sont dans l’ensemble réussis. Mention particulière au poulpe et au beluga qui permettent de sortir l’aventure de l’océan et de proposer des nouveautés visuelles et plus d’actions inédites. J’ai bien aimé aussi Dory bébé qui est tellement mimi ^^ Certains personnages secondaires sont complètement loufoques et amènent du fun bienvenu. Mais le film titille aussi notre fibre nostalgique avec des clins d’œils plus ou moins appuyé au premier film.

FINDING DORY – Pictured (L-R): Hank and Dory. ©2016 Disney•Pixar. All Rights Reserved.

Quant au doublage français, il est très correct avec toujours la voix de Dory (c’est celle qui fait la voix de Julia Roberts) et Franck Dubosc (assez bon dans le registre différent du père inquiet) mais avec l’arrivée de nouveaux personnages et voix comme Kev Adams (le personnage lui va bien), Mathilde Seigner (mouais) et Gilles Lellouche (intéressant dans le rôle du poulpe agoraphobe).

A noter que Samy Nacéri ne reprend pas son rôle de Crush la tortue cool, on comprend aisément pourquoi Disney ne lui a pas laissé… une seconde chance ^^

Clins d’œil au premier film, aventure, humour et tendresse, ce monde de Dory est une réussite sur tous les plans ! Une suite qui se justifie avec un scénario simple mais prétexte à plein de situations qui raviront les petits mais aussi les grands.

 

Date de sortie : 22 juin 2016

Durée : 1h 35min

De : Andrew Stanton, Angus MacLane

Avec : Céline Monsarrat, Franck Dubosc, Mathilde Seigner, Gilles Lellouche

 

Cerise sur le gâteau, le court-métrage Pipper qui précède le film est génial ! C’est drôle et plein de tendresse. Un petit bijou qui est techniquement magnifique (le rendu du sable, des plumes et de l’eau sont dingues !)

A quand une nouvelle compilation de tous les court-métrages Pixar en Blu-Ray et digital ??

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Juin 12

[Ciné] Critique : Dans les forêts de Sibérie

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A nous les espaces infinis, le calme, la glace, la terre inhospitalière de Sibérie. Véritable ode au dépaysement, Dans les Forêts de Sibérie est librement adapté du roman Eponyme de Sylvain Tesson. D’une œuvre contemplative et solitaire Safy Nebbou annonce vouloir trahir légèrement la forme en la rendant un peu plus cinématographique, moins intérieure. Le résultat ?

Sans avoir vu ou presque d’extraits du film je savais à l’avance que le sujet me parlerait, que le réalisateur réussirait à s’approprier l’œuvre d’origine en lui rendant hommage. Presque pas de surprise sur ce film ne commettant aucune véritable erreur. Peut-être pas assez contemplatif pour ma part, sans doute trop inaccessible pour une partie du public dont ce ne sera pas la tasse de vodka. Dans les forêts de Sibérie ne tente pas d’expliquer les choses, fait doucement avancer l’intrigue sans trop annoncer son existence. Il replace le personnage comme un monsieur tout le monde fatigué de sa vie civilisée mais qui, contrairement à l’essentiel des hommes, ose tout abandonner.

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Le propos est beau car n’explose jamais les raisons profondes de ce départ, l’histoire passée de l’homme dans lequel tout le monde peut se projeter. Raphael Personnaz campe cet aventurier de manière très crédible, devant composer l’essentiel de son jeu seul, ce qui n’était pas forcément gagné. L’invention d’un second personnage, et j’en dévoilerai le moins possible, est un excellent ajout pour le film. Lui donnant une profondeur à la fois humaine et mystique, Nebbou instille un petit enjeu dramatique sur fond d’amitié. D’un point de vue purement formel, c’est une œuvre anti-sociologique, les très rares relations sont ramenées au plus simple, les conflits inexistants, essayer de détricoter la pelote de laine de la civilisation est ici inutile.

Beaucoup de grands espaces blancs, des plans de caméras parfois intimistes et parfois immenses, peut-être pas assez nombreux pour ces derniers (mais ce n’est pas un documentaire). Le côté technique est assez simple, sans vrai parti pris esthétique, juste sérieusement fait et assez photographique.

Au chapitre des reproches ? Qu’il ne parle, malgré son ouverture, pas à tous les publics. Ni didactique ni donneur de leçon ni livré clé en main, c’est un film ovni, assez libre et pas forcément simple à appréhender. Rien de prétentieux là-dedans, seulement dur à classer. Le cinéma de Nebbou surprend donc toujours, offrant l’impression au spectateur de sortir plus intelligent et plus riche sans pour autant lui avoir appris quelque chose.

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Petit plus avec la musique de Ibrahim Maalouf qui, lui aussi en ovni, s’impose sans peine dans cette BO. J’aime énormément le musicien, mais je restais curieux sur son intégration dans un tel film. Sans être la musique parfaite, son apport des cuivres au traditionnel piano (que l’on garde seul en général pour parler de solitude) est très bénéfique.

Un film en forme de voyage intérieur mais ouvert au monde, dépaysant sans être contemplatif, humain mais tourné vers la nature la plus simple. Dans les Forêts de Sibérie a tout du feel-good movie sans jamais en avoir la forme. Pas forcément accessible mais tellement plus dépaysant que l’essentiel des productions Françaises.

 

Date de sortie : 15 juin 2016

Durée : 1h 45min

De : Safy Nebbou

Avec : Raphaël Personnaz, Evgueni Sidikhine

Avr 26

[Ciné] Critique : Captain America: Civil War

 

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Marvel est devenue une philosophie cinématographique, une certaine idée du blockbuster, avec des films de plus en plus rodés au risque de s’enfermer dans un certain train-train. Bons, parfois très bons, mais semblables ? Car les films, qu’on le veuille ou non, créent un magnifique univers autant qu’ils perdent, individuellement, en identité. Ainsi l’univers, d’une richesse et d’une cohérence impressionnante, n’autorise que très peu de fantaisie. Tout l’inverse d’un DC qui, totalement foutraque, s’autorise des chefs-d’œuvre autant qu’elle réussit des tours de force d’incohérence, introduire la justice league en un seul film par exemple.

Civil War est sans doute le plus grand pari de Marvel, car s’il ne doit logiquement pas remettre en cause ses codes, doit composer avec pléthore de héros et, difficulté supplémentaire, les faire s’affronter, le tout en un seul film.

 

 Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l’humanité. À la suite d’une de leurs interventions qui a causé d’importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision.
Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l’équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s’engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d’autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement…

 

Marvel's Captain America: Civil War L to R: Black Panther/T'Challa (Chadwick Boseman), Vision (Paul Bettany), Iron Man/Tony Stark (Robert Downey Jr.), Black Widow/Natasha Romanoff (Scarlett Johansson), and War Machine/James Rhodey (Don Cheadle). Photo Credit: Film Frame © Marvel 2016

Soyons honnêtes, je ne me faisais pas de soucis sur la qualité du film, les frères Russo étant je pense le meilleur choix pour dépeindre l’univers Avengers, le soldat de l’hiver étant facilement le meilleur de la série.

Et oui, pari tenu, Civil War est un bon film, voire très bon film si l’on excepte les quelques facilités de scénario apparaissant parfois. Un grand film ? Non, mais on peut comprendre les élans extatiques car le duo de réalisateur maîtrise diablement bien le fan service. Le film est très bon car il comprend parfaitement sa licence, mais aussi car il aborde un visage un peu plus grave que ses prédécesseurs. Pas un grand film car justement son schéma est ultraclassique, que ce soit dans son intro, sa mise en scène ou sa photographie. A aucun moment on ne prend une véritable claque visuelle et cela reste un peu dommage. Passés quelques plans iconiques bien troussés, l’œuvre se repose un peu sur le « c’est du Marvel » dans un domaine (visuel donc) où justement la marge est possible.

Art de la punchline oblige, Civil War se déchaîne et fait souvent mouche. Paradoxalement, cet aspect comique ou léger se révèle à mon sens surdosé dans la scène clé du film, la fameuse bataille dans la l’aéroport, qui sans spoiler voit s’affronter les 2 camps d’Avengers. Rien à dire sur le côté castagne, juste jouissif. En revanche, un excès de petites punchlines transformant son sujet grave (guerre fratricide) en un sujet presque léger, ruinant sa notion d’enjeux, dommage car un mince dosage aurait suffi. Cela est particulièrement vrai pour Spiderman, parfaitement bien cerné mais dont le côté comique est d’emblée surexploité. Il ne faut néanmoins pas bouder son plaisir dans ce genre de remake moderne des 3 mousquetaires (1948 ou 1961 pour la référence), comprenez « ou aucun objet du décor ne doit rester debout ».

Marvel's Captain America: Civil War L to R: Falcon/Sam Wilson (Anthony Mackie), Ant-Man/Scott Lang (Paul Rudd), Hawkeye/Clint Barton (Jeremy Renner), Captain America/Steve Rogers (Chris Evans), Scarlet Witch/Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), and Winter Soldier/Bucky Barnes (Sebastian Stan) Photo Credit: Film Frame © Marvel 2016

Personnages justement, où là encore on repère plusieurs clans. En premiers lieu les leaders, le Captain et Iron Man, soutenant le film sur leur épaule. La relation entre eux, peut-être pas assez fouillée faute de durée, est malgré tout une vraie réussite, transcendée dans une incroyable scène finale, facilement la meilleure de l’univers Marvel. Ainsi les 2 personnages survolent le film, au point d’effacer une bonne partie du casting, La veuve noire et la sorcière rouge en tête, d’une platitude très étonnante.

Bonne pioche sur les nouveaux. Entre un Spiderman en mode jeune imbécile et un Black Panther sur le fil du rasoir et en nuance le pari est tenu. Black Panther aura par ailleurs son propre film en 2018, ce qui s’annonce intéressant.

Le méchant enfin, difficile à classer, mais pas pour l’interprétation d’un Daniel Bhrul toujours au sommet. Le personnage est à la fois édulcoré par rapport à son modèle Comics (je ne spoilerai pas le personnage), ce qui le rend certes plus profond et justement moins manichéen que dans un Marvel classique, mais aussi légèrement ambigu. Son côté à la fois homme seul mais pourtant omniscient vu ses plans est particulier, mais s’il serait critiquable dans un univers DC plus réaliste n’est pas bien grave ici.

Déception avec la bande son, dont aucun thème ne sort du lot. Pas forcément mauvaise mais terriblement passe-partout.

Je parlais du côté relativement classique même si maîtrisée de son approche, cela est vrai excepté pour le dernier quart d’heure où, sortant enfin les tripes, le film hausse l’ambiance d’un cran dans une séquence assez fabuleuse et à la hauteur de sa dénomination de Civil War. Cela montre que l’Avenger ultime, le grand Marvel, celui qui fusionneraient cette gouaille dans un élan créatif et une maîtrise scénaristique est encore à inventer, mais qu’il n’est pas un fantasme. Lui en possède des éléments, des scènes, réussit un tour de force en restant cohérent, mais n’en est pas encore là.

 Une copie propre, affutée, maîtrisée de bout en bout, mais aussi prisonnière de son univers. Captain America : Civil War Un très bon cru, des moments de purs bravoure, un excellent divertissement mais pas encore un chef-d’œuvre.

 

Marvel's Captain America: Civil War Spider-Man/Peter Parker (Tom Holland) Photo Credit: Film Frame © Marvel 2016

 

Avr 15

Test des lunettes de repos pour écrans (ordinateur, télé et smartphones)

J’ai pu tester une paire de lunettes à verre jaunes qui filtre la lumière bleue.

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  • Pourquoi mettre des lunettes jaunes ?

On passe de plus en plus de temps sur des écrans que ça soit l’ordinateur, la télé et surtout les smartphones. Tout ces écrans émettent de la lumière bleue qui fatiguent les yeux mais aussi agissent sur la production de la melatonine, l’hormone responsable du sommeil profond et donc perturbent le cycle naturel du sommeil (en nous faisant coucher super tard ^^) Ces lunettes filtrent 70% de la lumière bleue pour équilibrer la longueur d’onde :

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  • Est-ce que ça marche vraiment ?

Les bénéfices avec les lunettes ne sont pas flagrants quand on les porte mais sautent littéralement aux yeux quand on ne les porte plus. Avec je ressens moins de fatigue visuelle, moins les yeux qui piquent lors d’une session nocturne de jeu vidéo suivi du smartphone dans le lit. Les lunettes ont un traitement anti-reflets et anti-éblouissement.

  • Alors c’est super ?

C’est un bon début et je conseille vivement d’essayer pour se rendre compte des bienfaits. Après je dis que c’est un début car je ne les utilise que chez moi, pas question de venir au taf avec des lunettes qui ne sont pas esthétiques à cause des verres jaunes qui donnent un teint « malade ». Il existe de plus en plus de marques y compris des opticiens qui proposent des lunettes très légèrement teintées bleue ou transparentes. Elles filtrent 25% de lumière bleue mais pourrait être utiles toute la journée. A tester.

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ça c’est moi le soir dans le lit ^^

  • C’est combien ?

Il y a tous les prix mais celle que j’ai testées ici sont à 57,90€ sur Amazon, ce qui est raisonnable.

  • C’est solide ?

C’est du plastique donc je ne m’assierais pas dessus ^^ Mais ça a l’avantage d’être léger et d’être facilement oublié. C’est fait aussi pour ceux qui portent des lunettes même si ça fait double paire. Niveau style je les trouve assez passe partout, mais je ne les mettrais pas au travail, principalement à cause de la couleur jaune ^^

 

Au final je ne peux plus m’en passer le soir quand je suis sur l’écran ou même avec mon smartphone ou tablette. Je suis plus fatigué le soir, c’est sûrement un signe que ça marche, que mon cycle de sommeil ne commence pas à 1h du mat. 🙂 Peu esthétiques avec les verres jaunes, ces lunettes sont très utiles pour réduire la fatigue visuelle, voire améliorer son sommeil. Il faut ce qu’il faut ! 

Note : 16/20

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